Un aquarium pour cultiver sa spiruline à la maison ... C'est possible ...

Avec une méthode simple ... Un milieu de culture bio et naturel ... En intérieur ou sur terrasse

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dimanche 19 juillet 2015

La culture de la spiruline, c'est pas simple ?

Et bien voilà, j'avais adopté mes premiers litres de spiruline fin avril. D'un beau bleu-vert profond, en pleine forme, issue d'un bassin qui venait de démarrer, elle a aujourd'hui succombé.... Mais ce n'est pas en vain ! L'expérience consistait à la nourrir avec des intrants totalement naturels en utilisant notamment le purin d'ortie. C'est ce dernier qui semble bien lui avoir été fatal. Je vous explique pourquoi et quels enseignements en tirer en même temps que je vous parle de ma nouvelle culture, à la mode artisanale cette fois, avec les intrants issus de l'industrie agro-chimique.... 


Comme prévu j'avais débuté avec un aquarium de 200 litres.

Comme prévu je rajoutais le milieu de culture petit à petit, eau de cendre + eau + purin + fer + sel.

Les mesures sont restées bonnes... jusqu'à l'issue de la première récolte, moment à partir duquel la courbe s'est inversée.

Probablement, mais très certainement, pour deux facteurs principaux:

- Une dilution d'après récolte trop importante
- Une présence d'azote (minérale) trop, beaucoup trop importante

Après avoir commencé à s'agglomérer, la spiruline a bruni puis le milieu s'est rapidement dégradé en devenant de plus en plus opaque.
Alors, quelles conclusions ?
Explication probable : Le purin d'ortie apporte de l'azote organique. Il ne se transforme en azote minérale (celle assimilable par la spiruline) que petit à petit sous l'influence du milieu.
Pourtant, comme pour le plan de fumure d'une culture herbacée, on peut connaître le taux d'azote minérale (valeur fertilisante) d'un apport de fumure organique en tenant compte du volume d'épandage des produits organiques.
Problème n° 1 : Ces valeurs ne sont pas très accessibles pour le purin d'ortie. Ces mesures nécessiteraient de lourds et couteux appareillages. Pour autant les valeurs d'apport communiquées dans l'article sur le milieu de culture semblent bonnes, MAIS du moins SEULEMENT SI les autres valeurs du milieu ne devaient pas subir de changement, ce qui ne peut être le cas et nous amène au problème n° 2...

Problème n° 2 : La vitesse et le taux de minéralisation subit des fluctuations fonction de la température, du taux de Co2, de la luminosité, de l'oxygénation du milieu. On distingue de plus plusieurs phases dans la minéralisation, une phase rapide et une phase plus lente. 

Une fois encore l'instrumentation s'impose.
Au final je pense que la difficulté de production avec du purin d'ortie est maintenant claire: impossible de gérer ces fluctuations à l'échelle d'une production familiale.


Exit  le purin d'ortie !

Je parle pour la culture de la spiruline, hein !? Pour l'utilisation au jardin, je n'ai aucun doute car cela fonctionne de manière nettement remarquable.

Après, rien n'est perdu et en attendant la mise sur le marché d'un équivalent urée totalement bio, ce sur quoi planche la fédération des spiruliniers de France,  c'est reparti, cette fois avec les intrants traditionnellement utilisés pour la culture artisanale. 
Ce choix aujourd'hui car j'ai besoin de me rassurer avec un succès (ce qui semble plus simple comme cela) même si je reviendrai plus tard à un mode de culture intégrant l'eau de cendre qui ne semble pas poser de difficulté....



Rien n'est perdu !

 
Départ : 2 litres, cette fois dans un petit aquarium de 24 litres de manière à expérimenter l'évolution du milieu avec un maximum de précision (plus le bassin est petit et moins il supportera les erreurs)




Tous les intrants sont issus de l'industrie agro-chimique. J'ai utilisé une balance précision au 100ème pour mesurer les volume afin de réaliser 20 litres de milieu.

Ici sur Amazone par exemple:

Mini-Balance de haute précision au centième de gramme 300g x 0.01g


 
Les dosages sont ici sur le cliché :





Une fois la culture installée :  
Le PH est mesuré à 10

 Température 26°8

Sel 13 gr / litre

Après une semaine de culture à la maison la spiruline semble se porter bien. Elle est dans son aquarium dans la véranda avec un ombrage et une température d'eau qui grimpe jusqu'à presque 28°.

Ici à l'ensemencement



Elle est pas belle la spiruline !?

Bon je mets des news à l'issue de la première récolte toujours ici dans la rubrique expérimentations.




 
Affaire à suivre ... 



4 commentaires:

  1. Super ton blog, j'aimerai me lancer dans la culture de spiruline et tes articles sont intéressants.

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  2. Hey Merci Clyde ;-) Une belle expérience que j'ai voulu simplement mettre en ligne.Aujourd'hui je dirai que pour un essai concluant il faut toutefois nécessairement être bien présent autour de sa culture, donc disposer de suffisamment de temps, et puis pour une réelle production de consommation se lancer avec quelque chose de plus gros qu'un simple aquarium. J'ai mis des liens dans la bibliothèque. Un très bon guide ici selon moi: https://drive.google.com/file/d/0Bw878thsAWTOay1KWmYycFAxSnM/view

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  3. Il est vraiment bien ton blog, ton récit est très intéressant !
    Sur une des pages tu parles de compenser l'évaporation par du milieu de culture, si ce n'est pas une erreur de frappe et que tu as bien fait comme ça, c'est à mon sens une erreur car si l'eau s'évapore et doit être réajustée, les minéraux présents eux sont bien retésr dans l'aquarium. En réajustant avec du milieu de culture au lieu d'utiliser seulement de l'eau, tu vas fausser les proportions idéales des intrants.

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  4. Effectivement comme tu dis si l'eau s'évapore les minéraux restent présents, sauf peut être une partie probablement consommée je suppose. En tout cas pour le sel que j'ai pu mesurer c'est sur.
    Je ne retrouve par contre pas le passage que tu cites mais j'avais précisé dans l'article sur "Ensemencement et entretien" :"Selon les paramètres on complète le milieu soit avec de l'eau de cendre, soit avec de l'eau". J'ai empiriquement rajouté de l'eau de cendre si le PH avait trop baissé et de l'eau seule si le milieu me paraissait trop riche (ou trop salé) en essayant de me caler sur ce que j'avais mis dans "signaux d'alarme": "La culture pâlit ou est très épaisse, de la boue se forme au fond : trop de lumière ou de nourriture. Purger les boues, ombrer, récolter sans réalimenter, voire en cas extrême, rajouter de l'eau". Ca semblait bien fonctionner comme ça. Le réel problème (comme je l'ai perçu) était vraiment le purin d'ortie qui me semblait terminer par trop enrichir le milieu sans parvenir à pouvoir le gérer.

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